L'agence

Innovez Pour Gagner ~ édition 2019

La journée IPG, vous n’y étiez pas ? On vous raconte…

13h30, des personnes de différents horizons commencent à affluer dans l’atrium. Une bise, une accolade, un café, une mignardise… Le batteur, Lionel Grivet, se met à jouer, et donne le GO pour la première conférence de l’après-midi. Chacun se presse dans l’auditorium, badge en main pour passer les portes.

14h00, Franck Martin entre en scène. Expert en relations de confiance et auteur des ouvrages « Les super-pouvoirs de l’innocence » ou encore « Le pouvoir des gentils », il nous parle aujourd’hui de comment vivre au paradis… Il nous rappelle que dans notre fort intérieur, se cache un véritable trésor, une part de génie tirée tout droit de notre enfance. Il nous donne les clés pour nous reconnecter à notre enfant intérieur.

Il nous propose de nous rebrancher sur le monde extérieur à la manière des enfants et des tout-petits qui vivent dans « l’ici et maintenant » grâce à leur « virginité mentale », leur enthousiasme et leur acuité sensorielle développée.

Franck Martin nous dit : « nous avons tous un G.O.D. ». Derrière ces trois lettres se cache un moyen mnémotechnique pour se souvenir de ceci : le G.O.D, c’est la capacité qu’un tout-petit a à faire des Généralisations, des Omissions et des Distorsions (corrélations positives) pour pouvoir apprendre. Ce processus d’apprentissage, nous le portons tous en nous et dans notre ADN.

Cela commence par le phénomène de généralisation : le fait de pouvoir généraliser ce que nous apprenons à d’autres contextes. Ensuite, grâce au phénomène d’omission, nous oublions la douleur, nous nous redressons et continuons d’avancer. Enfin avec le phénomène de distorsion, le lien entre ce que nous faisons et ce que nous obtenons nous permet d’acquérir un savoir-faire.

Prenons l’exemple de l’apprentissage de la marche chez l’enfant : c’est la manière dont il pose le pied qui lui permet de tenir en équilibre et lorsqu’il tombe, il oublie que cela fait mal et par ce processus, il acquiert le savoir-faire de la marche.

Ce processus est à la fois notre intelligence humaine et la perte de notre paradis. Lorsque nous sommes adultes, au lieu de raisonner de manière constructive et positive, nous raisonnons de manière intellectuelle, avec le même processus mais irréfléchi et ponctué de pensées compulsives que notre égo ne cesse de créer et d’insinuer dans nos esprits. Cela aurait pour effet de nous faire tomber dans des généralités toutes faites et limitantes, des omissions néfastes et des syllogismes non factuels. Il faudrait donc pratiquer un « G.O.D » intelligent : la généralisation heureuse, l’omission positive vitale et enfin la distorsion massivement constructive et factuelle pour retrouver nos supers-pouvoirs.

À travers cette conférence qui nous replonge dans nos premiers souvenirs, il fait le lien avec la « Contenance » de Maria Montessori et nous propose d’appliquer cette pédagogie à nos milieux professionnels avec un « Management contenant » basé sur 5 piliers : la sécurisation, la collaboration, les besoins fondamentaux, la créativité et le développement, et enfin le plaisir. Car adultes comme enfants, notre vie est guidée par ce plaisir.

À cela, nous pouvons conclure que la vie est comme elle est, nous ne choisissons pas toujours de vivre certains évènements, mais nous avons toujours le choix dans la manière dont nous vivons les choses…

16h00, conférence n°2 « Comment préparer le jour J ».  3, 2, 1… Robin Duvillard s’élance ! Fondeur Français et médaillé Olympique, c’est également un jour J pour lui car c’est aussi sa toute première conférence en tant qu’orateur. Mais alors comment appréhender et préparer un jour si spécial ? Le jour J c’est un jour comme les autres à la différence près qu’ici, il y a un enjeu. Un enjeu qui nous propulse en une fraction de seconde au plus proche de notre rêve.

Les émotions rentrent alors en jeu, elles provoquent du stress nous déstabilisant et provoquant notre échec. Il faut donc apprendre à se gérer soi-même.
Pour cela, il est préférable de créer une routine, se concentrer sur l’action et non plus sur l’enjeu. Se recentrer sur « l’ici et maintenant » pour être moins dans l’émotion. Comme dans l’entreprise, il est aussi judicieux d’avoir un coup d’avance, un rêve d’avance : il ne faut donc plus raisonner « je rêve de participer aux jeux olympiques, mais plutôt je rêve de gagner les jeux olympiques » pour avoir un état d’esprit différent.

Dans une compétition, comme dans une entreprise, il faut faire face aux aléas, apprendre à faire avec. « Si tu attends le jour parfait, la météo favorable, tes skis mieux préparés que ceux des autres, une forme meilleure que tes adversaires, une neige sur laquelle tu es plus fort, alors ce jour n’arrivera probablement pas… ou bien le samedi ou le lundi… Mais ta course se déroule le dimanche. »

On ne s’entraîne donc pas POUR la compétition mais À la compétition. S’entraîner à faire face aux aléas en les provoquant dans différentes situations difficiles, les multiplier afin d’englober le maximum de possibilités pour pouvoir apprendre à s’adapter le jour J.

Et aussi et surtout gérer l’équipe ! Nous ne gagnons pas seul, il faut mobiliser nos collaborateurs pour être au top le jour J. Si c’est ce jour pour vous, alors il faut que ça le soit aussi pour eux aussi.

Pour appuyer ses propos, Robin Duvillard nous montre la causerie d’avant match d’Al Pacino dans le film L’enfer du dimanche : « […] C’est ça une équipe messieurs. Soit nous guérissons, maintenant, en équipe… Soit nous mourrons, en individus. » Il faut générer de l’émotion, créer un but commun dans lequel tous se retrouvent. Robin Duvillard finit par ceci : « On ne gagne pas seul, que ce soit dans le sport ou en entreprise. Donc si je devais vous donner un conseil : ayez l’ambition de partager vos succès ! ».

3, 2, 1… Buffet ! L’heure pour nous de faire une pause, avant d’enchainer rapidement sur un thème à la fois fascinant et flippant !

17h00, il est temps de tordre le cou aux fausses idées ! Lucas Nacsa président fondateur de Neovision, expert en Intelligence Artificielle, démystifie et rend abordable ce thème qui à la fois fascine mais aussi fait peur. À travers une présentation de qualité, il nous dévoile les secrets de l’IA avec des exemples concrets développés par sa société et nous expose les grandes tendances de demain.

Mais au juste, qu’est-ce qu’une IA réellement ? C’est une technologie informatique capable de résoudre des problèmes algorithmiques complexes, dont certains sont normalement résolus par les fonctions cognitives de l’homme.

L’IA est un sujet qui fait le buzz et qui ne cesse d’apparaitre dans nos médias. « Les robots sont aussi intelligents que l’homme et sont capables de choix autonomes », une croyance forte aujourd’hui mais qu’il faut démentir. Nombreux sont ceux qui s’inquiètent de l’impact qu’aura l’IA sur nous, notre travail et notre qualité de vie. Il est certain que l’IA entraînera des changements, toutefois, penser qu’elle viendra se substituer à l’humain n’est que fiction.

À l’heure actuelle, la technologie peut remplacer l’humain sur une tâche très précise, répétitive et/ou fastidieuse, mais n’a pas la possibilité de réaliser une autre tâche connexe ou de se substituer totalement à nous. Lucas Nacsa nous démontre plutôt l’idée que l’IA est à notre service. Elle vient assister l’humain dans sa vie quotidienne. Il nous donne quelques exemples que nous avons déjà l’habitude d’utiliser comme notre GPS (Google Maps, Waze, …) ou encore nos assistants vocaux (Siri, Google Assistant, …). Toutes ces applications utilisent des techniques d’IA pour nous offrir leurs fonctionnalités.

La reconnaissance faciale (domaine de la sécurité), la robotique (assistance aux personnes âgées), la réalité augmentée/virtuelle, la médecine (diagnostiques médicaux), la domotique (smart-building), la voiture autonome (détecteurs infrarouges pour améliorer la détection de piétons) et le smart-city (travail à distance), … telles sont les grandes tendances pour demain pour des technologies toujours plus au service de l’humain.

Après ces derniers mots, il est l’heure pour nous de prendre une pause et de saluer nos clients arrivés pour la suite de la soirée.

19h00, le son du batteur nous signale qu’il est l’heure de se rendre à la plénière.

Nous nous asseyons sur les bancs de l’école pour écouter les expériences de deux entrepreneurs d’exception : Laurence Capossele, Co-fondatrice et Co-dirigeante de Cetup & Guy Sidos, Président Directeur Général du groupe Vicat. Un échange intimiste animé dans la convivialité par Anne-Fleur Barret, Consultante & Coach, Dirigeante de Bloom Up Conseil.

Depuis ses premières livraisons en scooter pour Laurence Capossele qui s’est lancée à l’âge de 19 ans dans l’entrepreneuriat en tandem avec son époux, Cetup s’est fortement développée et compte aujourd’hui 200 employés dans toute la France. L’entreprise est devenue la référence dans le transport haut de gamme. Quant à la formidable épopée familiale de Guy Sidos dans le groupe Vicat, elle a démarré en 1999. Après avoir été commandant sous-marinier français, il est la septième génération de la famille Vicat ; Le groupe familial, fondé il y a plus de 160 ans et qui a débuté par l’invention du ciment artificiel jusqu’au béton connecté aujourd’hui, poursuit actuellement son développement avec 9000 collaborateurs dans le monde.

Guy Sidos, après ses années de service militaire rendu, continue encore de servir son pays en s’attachant à défendre la pérennité du tissu industriel français et à s’investir dans la recherche pour trouver des innovations dans les matériaux de construction et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Laurence Capossele, quant à elle, est très attachée aux valeurs de travail, d’humanité et de respect de l’environnement. Ceci leur a d’ailleurs valu de recevoir les insignes de chevaliers de la légion d’honneur.

À travers un question/réponse orchestré par Anne-Fleur, les deux entrepreneurs nous dévoilent, non sans un peu d’humour et d’humilité, l’historique de leur entreprise, leurs victoires, les difficultés rencontrées, leurs aspirations pour l’avenir…

Enfin chaque année, avant de prendre la photo de famille regroupant les 12 organisateurs d’Innovez Pour Gagner, la tradition veut qu’une start’up grenobloise soit récompensée pour son innovation et son engagement sur le bassin. Cette année, c’est la start’up Lancey Energy Storage, fondée par Raphael Meyer qui a été sélectionnée. Elle contribue à la transition écologique grâce à son nouveau produit : le 1er radiateur électrique intelligent avec batterie intégrée. « Avec sa batterie et son intelligence embarquée, notre radiateur est à l’avant‑garde. Il combine développement des énergies renouvelables et baisse des charges de chauffage, pour faire de la transition énergétique une réalité concrète, accessible à toutes et à tous ».

Clic-clac, sourires de ceux qui ont collaboré ensemble pour organiser cette journée et qui misent sur cet évènement depuis 6 ans : Delphine Teillaud (Dirigeante de l’agence immobilière Delphine Teillaud), Marc Fornas (Dirigeant de A2A Xerox), Olivier Coin (Président du groupe Airria), Hugues de Villard (Dirigeant de Axite CBRE), Jean Bossy (Dirigeant de Au Chardon Bleu), Pierre Huillier (Dirigeant de Mercedes-Benz Étoile), Bertrand Meunier (Dirigeant de Betrim), Pierre Streiff (Dirigeant de Groupe Streiff), Franck Benhamou (Associé gérant de VBA Associés), Gilles Rosset (Dirigeant et directeur conseil de pro(G, agence de communication), Stéphane Meunier (Dirigeant de Meunier Expert Conseil) et Frédéric Rochex (Dirigeant d’Insight Outside)… derniers applaudissements dans la salle, nous quittons les bancs de l’auditorium pour le dernier rendez-vous de la journée, le cocktail dînatoire !

21h00, l’atrium est plein, une coupe de champagne à la main, les discussions sur les conférences et la plénière qui ont ponctué la journée vont bon train. Le Chardon Bleu, traiteur artisanal, partenaire de l’évènement, nous régale avec une suite d’entrées et plats chauds avant de terminer sur une note sucrée. 23h30 pour les uns, passé pour les autres… un dernier verre, une dernière discussion animée, il est l’heure pour chacun de rentrer.

Encore une fois, une belle journée résolument tournée vers l’ouverture d’esprit et l’avenir !

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Envie de (re)vivre le live en replay ? C’est par ici !

© Vidéo : Jessy Penelon
© Photos : Pierre Jayet
Un grand merci à tous deux ☺

mars 2019